Le repas traditionnel de Noël

Pour rien au monde on en changerait !

Le réveillon, comme le repas du lendemain, est une suite sacrée de mets succulents, que l'on déguste dans le même ordre chaque année. Hormis quelques variances, le menu ne change pas, sinon ce ne serait plus Noël.


Le repas traditionnel de Noël
 

Invités ou organisateurs, voici à quelques petits détails près, ce qui vous attend.

Le champagne règne sur l'apéritif. Souverain des vins blancs effervescents, ce fabuleux breuvage, témoin de nombreuses réjouissances passées et à venir, nous accompagne de nouveau vers le chemin de l'ivresse joyeuse. Il prépare délicatement le festin que nous nous apprêtons à déguster.

Une fois attablés, le foie gras nous lance des oeillades. Qu'attendons-nous pour l'engouffrer ? L'arrivée du sauternes, bien sûr, vin blanc liquoreux de Gironde, idéal pour accompagner ce mets si fin, que l'on étale sur une tranche de pain de mie grillée.
Il y a bien d'autres façons de consommer le foie gras et sortir ainsi des sentiers battus. Poêlé, sauté, flambé, en terrine, au porto, au sauternes, accompagné de légumes, fruits ou champignons, le foie gras séduit toujours. 
Et la truffe ? Ce champignon, que les paysans consommaient autrefois comme un légume, est souvent servi avec le foie gras. La "perle noire" est devenue un mets cher, car difficile à débusquer, qui accompagne divinement les préparations culinaires de Noël. 

Qui n'est pas natif du littoral, ne consomme pas d'huîtres régulièrement. Hormis en vacances et lors de jours de fêtes. Beaucoup en mangent, mais plus rares sont les vrais amateurs, qui la dégustent avec gourmandise.
Certains convives évitent parfois de la mâcher et l'avalent directement, n'osant pas croquer la chair iodée du mollusque encore vivant. Si vous organisez le repas de Noël, prévoyez également un plateau de fruits de mer, en plus des huîtres. Vous en satisferez plus d'un avec quelques bouquets de crevettes, bigorneaux, et des pinces de crabe...
C'est une façon de n'exclure personne, d'autant qu'un muscadet sur lie, un cabernet d'Anjou, un délicieux blanc d'Alsace rôdent sur la nappe.

Après deux entrées, l'envie de préserver la santé de son estomac se fait sentir. Profitez de cette pause pour digérer en dansant un peu. Et ne ratez pas le trou normand, indispensable pour vous préparer au plat de résistance. Savourez cet instant de répit, alliant la vodka au sorbet de poires, le calvados au sorbet de pommes...

Car voilà la dinde fourrée, superbe dans sa robe dorée. Cuisinée au cognac, aux marrons, pommes, pruneaux, noix... la dinde a toujours un succès fou. La liste des accompagnements est infinie, et la sauce, légèrement veloutée, enrobe succulemment chaque morceau. Dérivée du Canada, cette tradition perdure, au point d'inscrire la dinde au Panthéon de Noël. Goûtez au vin rouge de caractère, qui accompagne la volaille, mais avec modération, car après trois plats, les verres d'alcool ne se comptent plus.


Guillaume Grasset

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